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samedi, 26 avril 2008
Connexion d'outre-tombe au Japon
Dans le cimetière du village de Kofu, près des Alpes japonaises, les vivants peuvent désormais se connecter au monde des morts.
Au côté des inscriptions traditionnelles taillées dans le marbre, Teruo et Moyoko Oba ont installé sur leur caveau familial une petite plaque sur laquelle figure un code-barres qui permet aux visiteurs équipés d'un téléphone mobile d'afficher sur leur combiné la photo des Oba et leur nécrologie. Ce service a été imaginé par le fabricant de pompes funèbres Ishinokoe qui estime que ce code-barres - qui est utilisé au Japon aussi bien pour prendre un ticket de bus que pour acheter un billet pour un spectacle - est une nouvelle manière, plus complète, de se recueillir et de consulter les épitaphes. "Nous avons déjà une licence et nous devrions en obtenir une nouvelle ce mois-ci. Nous espérons que ce service ne bénéficiera pas seulement à nos clients mais aussi au secteur des pompes funèbres tout entier", a dit Yoshitsugu Fukuzawa, le patron de Ishinokoe, qui a lancé ce produit il y a quelques jours. Dans un pays qui vieillit rapidement et dans lequel les rites funéraires occupent une place importante, l'industrie des pompes funèbres est vue comme florissante et représente un chiffre d'affaires de 1.600 milliards de yens (10 milliards d'euros), selon l'Organisation du commerce extérieur japonais, qui précise que les clients se font de plus en plus exigeants.
La famille Oba considère que cette nouvelle technologie offre plus d'options qu'avant. "J'ai pensé qu'il s'agissait d'une idée géniale car en règle générale le défunt n'a pas son mot à dire sur le décor de sa pierre tombale", a dit Teruo Oba, qui est âgé de 73 ans. Sa femme Moyoko, qui a 70 ans, pense que ce sont surtout les jeunes qui seront connectés. "C'est une nouvelle approche. Nous voulions que nos petits-enfants aient la possibilité de s'en servir lors de leurs visites au cimetière", a-t-elle dit. Le gadget a néanmoins un coût : 1 million de yens (6200 euros). Pour Fukuzawa, ce service permet au marché des services funéraires d'innover tout en rapprochant les familles. "De nos jours, la plupart des funérailles se passent en moins de cinq minutes et consistent à brûler de l'encens et à déposer des fleurs", dit-il. "J'espère que ce changement incitera les familles à rester autour de la tombe et à parler de la mémoire des défunts plus longtemps."
Version française Julien Toyer
Source :http://www.lepoint.fr/null/connexion-d-outre-tombe-au-jap...
15:00 Publié dans Bizarre bizarre vous avez dit bizarre ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, cimetière virtuel, cimetière, insolite
Pas de tombes tournées vers La Mecque à Lausanne
La ville est favorable au «carré confessionnel», qui n'a rien d'illégal. Mais il n'y aurait que le principal jardin du repos pour l'accueillir. Or, pas question de modifier d'un pouce le tracé des allées et la position des marbres d'un cimetière, classé monument historique. Et son créateur, le célèbre architecte Alphonse Laverrière, n’avait pas pensé à un tel cas de figure.
Les musulmans lausannois en rêvent et la loi vaudoise les y autorise: un petit coin bien à eux, au cimetière du Bois-de-Vaux, avec des tombes orientées tout comme il faut vers la Mecque. Pas possible! Monument historique, ce grand jardin du repos éternel ne souffre aucune modification à l'agencement de ses allées et à l'orientation de ses tombes. Alphonse Laverrière, architecte du siècle dernier, n'imaginait alors pas devoir intégrer le paramètre «islamique» dans le dessin de Bois-de-Vaux.
Pieu, le voeu des associations musulmanes n'est pas nouveau. Il date de plus de cinq ans. Mais la réponse de la ville se fait toujours attendre. Non pas que la Municipalité se désintéresse de la question. Au contraire, Marc Vuilleumier, municipal de la sécurité publique et des sports (responsable politique des cimetières), conduit un groupe de travail informel, chargé d'étudier la question. En toute discrétion. Le syndic lui-même ignore qu'un comité d'experts, fluctuants, réfléchit à la «meilleure des solutions possible».
Pas de solution rapide
«On invite du monde dans nos discussions, on travaille avec les associations musulmanes, on bénéficie des conseils de l'Arziller (ndlr: dialogue interreligieux), explique Marc Vuilleumier. Son souci: donner une fois pour toutes, «une réponse». A l'entendre, le jour n'est toutefois pas encore venu où les musulmans pourront enterrer leurs morts dans le «bon sens»: «Dans cinq ans, dix? Nous ne sommes pas encore prêts.» Or, comme le reconnaît un autre municipal, Jean-Christophe Bourquin, responsable des parcs et promenades (cimetières inclus), la demande est forte pour obtenir une parcelle. Mais Lausanne n'a que le Bois-de-Vaux à offrir. Conscient du caractère intangible de la position des tombes, Jean-Christope Bourquin préconise une solution «au niveau du district». A moins, dit-il, de «changer le règlement du cimetière».
«Nous nous arrangeons avec les corps»
En attendant, les fidèles musulmans se débrouillent comme ils peuvent. A défaut de déplacer les tombes plus à l'orient, ils s'arrangent avec les corps: «On joue sur les angles, nous tournons les pieds, nous déplaçons la position des têtes, mais cela demande beaucoup d'efforts et c'est parfois pénible», témoigne Mouhammad Kaba, le directeur du Centre islamique de Lausanne. Et de réaffirmer la volonté de sa communauté: «Pour nous, enterrer nos morts selon nos coutumes est une manière de dire que nous sommes bien à Lausanne et que nous souhaitons y rester. Nous sommes des citoyens comme les autres, nous payons nos impôts ici.» Mouhammad Kabba va jusqu'à conseiller aux musulmans fréquentant la mosquée de la gare de renoncer à envoyer les corps des défunts dans leur pays natal.
La communauté israélite de Lausanne, elle, n'a plus de souci avec ses défunts. «Nous avons acheté des terrains, deux à Prilly et un à La Tour-de-Peilz, et nous y avons organisé nos cimetières, explique Jean-Pierre Bloch, son président. Nos demandes ont ainsi pu être exaucées.» Pourquoi les musulmans ne feraient-ils pas de même? Rien ne les en empêche. Sur le plan du droit, du moins. Dans les faits, le Centre islamique de Lausanne dit ne pas avoir les moyens de s'acheter un terrain pour y implanter un cimetière: «Nous fonctionnons sur les seules contributions de nos membres», explique Mouhammad Kaba. Et comme les associations musulmanes lausannoises et vaudoises peinent à se fédérer, elles n'iront pas mélanger leurs corps dans un même «carré confessionnel».
Nicolas Verdan. 24heures
Source :http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/vaud/d...
12:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, cimetière, islam, rite, carrés confessionnels
Cimetière de l'Ouest au Mans : les belles tombes à l'agonie
Stèles cassées, grilles rouillées, chapelles effondrées. L'état de certaines tombes anciennes pousse la mairie à engager une procédure de reprise. De loin, la partie la plus ancienne du cimetière de l'ouest a de l'allure. Les sépultures datant du XIXe siècle s'alignent sur la partie Est du cimetière. C'est seulement en approchant que l'on remarque l'état de délabrement. Stèles cassées. Noms effacés. Chapelles au toit effondré. Grilles et portes rongées par la rouille. Quelques trous béants sur les caveaux. Manifestement, plus personne n'entretient ces tombes et le temps a fait son oeuvre. La mairie a donc engagé, début 2007, une procédure de reprise de ces concessions perpétuelles en état d'abandon. Elle se fera en deux temps, pour l'instant, elle a débuté pour six sections. Cette procédure est longue (trois ans) et complexe (lire plus bas). Mais elle devrait permettre d'améliorer l'état du cimetière et de faire de la place pour l'avenir. Le travail d'inventaire est titanesque. Les procès-verbaux sont établis tombe par tombe. Environ 500 sépultures sont concernées. La mairie répertorie également les tombes qui présentent un intérêt historique ou patrimonial. « Il reste deux ans. Rien n'est engagé mais nous pensons consulter des associations pour conserver les tombes de personnalités, mais aussi des éléments comme des vitraux », précise Laurence Poitou, directrice au service cimetières de la mairie.
Isabelle JAFFRÉ. Ouest-France
Source : http://www.lemans.maville.com/Cimetiere-de-l-Ouest-les-be...
08:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, cimetière, reprise concession, le mans
Le cimetière des Poilus remis au carré
En attendant les cérémonies commémoratives des 90 ans de la Grande guerre, un chantier d'insertion redonne de la dignité à 1 500 poilus oubliés. Dans une discipline toute martiale, ils ne veulent voir qu'une tête. C'est désormais au rayon laser que les centaines de croix blanches sont alignées sur les tombes de la Bouteillerie, à Nantes, par un chantier d'insertion hors normes. Dans ce cimetière des portes de la ville, au XVIIIe siècle, ils sont 1 500 pauvres héros oubliés, mâchés frais par la Grande Guerre et reposant dans les carrés militaires.
À l'ombre des chapelles de famille, rien n'oppose plus ces Allemands, Anglais, Français et autres chairs à canon supplétives des colonies, inhumés là après un ultime détour par l'hôpital : une croix pour les chrétiens, une dalle pour les musulmans, un trou pour chacun. Mais depuis, l'histoire a tourné cette page ensanglantée. Les tombes ont profité de l'instabilité du sol pour faire de la résistance à la verticalité militaire, et les rosiers ont pris le maquis, dans une improbable fantaisie mortuaire. Une mutinerie ne convenant guère au souvenir que l'on doit réveiller, à l'occasion des cérémonies marquant en novembre les quatre-vingt-dix ans de la fin de la guerre, en 1918.
Reconstruction
C'est ainsi qu'il a été entrepris de refaire une jeunesse posthume à ce cimetière dans le cimetière, dans une option plus gazonnée et paysagère, bien dans l'air du temps. Les poilus, eux, ignoraient encore tout du développement durable. Le plus remarquable sans doute, c'est que l'on a confié ce chantier tiré au cordeau à une dizaine de personnes travaillant pour un chantier d'insertion Atao, elles aussi en reconstruction. « L'endroit conduit à s'interroger sur le sens de la vie. Nous ne sommes que dans l'humain ici, et nous avons quelque chose à faire, aujourd'hui, pour nous accrocher à la réalité et aux contraintes d'un vrai travail ». Romuald Quirion, l'encadrant à la fois chef de chantier et éducateur attentif, n'a pourtant pas le loisir de trop philosopher. « Il a fallu enlever les 1 500 croix, sans toucher aux sépultures, et nous avons jusqu'à fin juillet pour tout remettre en place. Un bon tiers a déjà été fait, mais c'est une véritable recréation de ce lieu. »
Chaque stèle est soigneusement répertoriée et remise à neuf. Une expérience vécue par les personnes en insertion comme un pied à l'étrier vers le secteur du bâtiment. « Toutes les techniques de base de la construction sont ainsi acquises pour qu'à l'issue du contrat, de deux ans maximum, chacun puisse aller ailleurs. Mais se reconstruire exige un peu de temps. Sans le temps, on ne peut rien faire. » Alors, les vivants qui renaissent ont bien du respect pour leurs frères de misère, six pieds plus bas.
Camille GUILLEMOIS. Ouest-France
Source : http://www.nantes.maville.com/Le-cimetiere-des-Poilus-rem...
07:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, cimetière, poilus, histoire
vendredi, 25 avril 2008
Celestis dispersera bientôt des cendres sur la lune
L’entreprise américaine est spécialisée dans les obsèques spatiales, mais jusqu’ici, elle envoyait les cendres des défunts en orbite autour de la terre. Elle projette à présent de les disperser sur la lune. Les urnes seront envoyées dans l’espace à bord de vols de fusées privés. Mais il faudra mettre la main au portefeuille. Envoyer un seul gramme de ces cendres sur la lune coûtera 10.000 dollars. Un privilège qui ne sera donc pas à la portée de tous. Parmi les défunts qui cotoient déjà les étoiles grâce à Celestis : le créateur de la série télévisée Star Trek et l’acteur de la même série, James Doohan alias “Scotty”.
Source : http://lavieameilleurgout.mint.be/index.php/2008/04/24/ce...
18:58 Publié dans Bizarre bizarre vous avez dit bizarre ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, crémation, cendres
mardi, 22 avril 2008
LE MAUSOLÉE ROYAL DE MAURÉTANIE
De nombreux touristes y viennent pour s’imprégner de l’histoire de ce monument prestigieux qui, à ce jour, garde son mystère.
Classé en 1982 par l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial, le mausolée royal de Maurétanie est le deuxième site de la wilaya de Tipasa le plus visité avec près de 18.000 visiteurs recensés de janvier à fin mars 2008. De nombreux touristes y viennent pour s’imprégner de l’histoire de ce monument prestigieux qui, à ce jour, garde tout son mystère, mais aussi pour la beauté du site surplombant la plaine de la Mitidja-ouest. Ce monument funéraire de construction nord-africaine, selon les spécialistes, appelé faussement «Tombeau de la chrétienne» ou encore «Kabr erroumia», est situé sur les hauteurs de la commune de Sidi Rached, dans la daïra de Hamr El Aïn. Il est visible à des kilomètres et est souvent utilisé par les marins comme point de repère. Selon M.Mounir Bouchenaki, qui lui a consacré un livre dans les années 80, le tombeau est certainement un monument africain qui aurait appartenu à une famille royale numide ou maure qui serait enterrée en ce lieu alors que la thèse la plus répandue attribue la construction du mausolée à Juba II à sa femme Cléopâtre Séléné, fille de la célèbre Cléopâtre, reine d’Egypte et épouse du triumvir Antoine. Situé à 261 mètres au-dessus de la mer, au sommet de la colline, ce site anonyme jusqu’au XIXe siècle, renferme un monument circulaire au milieu d’une forêt verdoyante, installé sur une plate-forme aménagée, dont les seuls éléments précis en possession des chercheurs et spécialistes, ont trait à ses dimensions et proportions géométriques. Le tombeau reste, à ce jour, un mystère, à la mesure de sa taille, alimenté de nombreuses légendes dont la non moins «imagée» évoque une histoire de fortune pour qui pénètre à l’intérieur.
On raconte qu’un berger de la région a découvert que l’une des vaches de son troupeau disparaissait chaque nuit par les interstices du tombeau pour réapparaître le lendemain. Intrigué, il décida, un soir, de s’accrocher à sa queue et put ainsi entrer avec elle par une ouverture qui se referma aussitôt. Il en sortit le lendemain les poches pleines de pièces d’or ce qui fit de lui l’homme le plus riche de la région. Ces légendes n’ont pas laissé indifférents les habitants et on rapporte qu’elles auraient même fortement impressionné les maîtres de la Régence d’Alger qui n’hésitèrent pas à fouiller les entrailles. On raconte, entre autres, que les deux pachas d’Alger, Salah Raïs (1552/1556) et Baba Mohamed Ben Othmane (1766/1791) se sont attaqués à cette citadelle imprenable. Le second, dit-on, aurait même démoli à coups de canon le revêtement est du monument funéraire à la recherche du trésor enfoui. Les responsables de la wilaya, soucieux de préserver ce site qui a retrouvé sa sérénité et sa quiétude d’antan, ont lancé, en 2005, une opération de réhabilitation des lieux grâce à une enveloppe de 5 millions de DA sur le budget de la wilaya. L’opération a permis de nettoyer la forêt qui jouxte le mausolée, réaliser le revêtement du parking, créer des promenades et restaurer une vieille bâtisse transformée en maison d’hôtes pour l’accueil des délégations. Après le toilettage de la forêt, une aire de jeu pour enfants, un terrain de sport et une piste de jogging ont été réalisés sur le site où de nombreux amateurs d’activités de plein air viennent se divertir.
Source : http://www.lexpressiondz.com/article/3/2008-04-21/51918.h...
14:45 Publié dans Cimetières du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, monument, histoire, patrimoine funéraire, cimetière
La mort prend des couleurs
À coups de pinceaux et munis d'une large palette de couleurs, 75 artistes de l'Estrie ont trouvé autant de façons de dépeindre la mort dans toutes ses nuances et de l'exposer au grand jour sur des toiles. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les couleurs sombres sont rares, la lumière l'emportant sur l'obscurité. Quand la nuit y est, elle se fait bleu éternité, parsemée d'étoiles jaunes éclatantes. Les sentiers parcourent forêts enneigées ou villages endormis. Les enfants côtoient les vieillards dans des scènes naïves. Les pétales de quelques fleurs d'aquarelle coulent sur leurs feuilles.
75 visions fort différentes de la mort, présentées dans le cadre du symposium Le rituel de la mort, qui se tient à la Coopérative funéraire de l'Estrie au Québec.
L'idée est nouvelle à Sherbrooke, mais est répétée depuis maintenant cinq ans à Longueuil. "Quand ils ont commencé ce symposium, ils ont choisi les arts et la culture pour amener les gens à voir la mort sous un autre angle", explique Claude Roy, directeur général de la Coopérative funéraire de l'Estrie. "L'industrie du funéraire en général doit retourner vers le rituel, commente-t-il. Au-delà du vélo de montagne qu'on place dans une salle d'exposition pour se rappeler une passion du défunt, la mort n'est pas que commerciale. Il y a toute une démarche pour amener les gens à apprivoiser la mort." La peinture est un moyen parmi tant d'autres pour y arriver, estiment les deux coprésidents du symposium, Claude Roy et Céline Maheu, mais ils pensent avoir réussi à regrouper un des plus grands symposiums d'artistes dans la région. "Ça leur fait du coup une belle vitrine pour qu'on apprenne à les connaître."
Ils sont 41 professionnels, et 34 artistes de la relève à avoir répondu à l'invitation de ce premier rendez-vous estrien. Au Québec, six coopératives se sont jointes pour la première fois cette année à celle de Longueuil. Ainsi, le symposium tourne en grand concours. Six artistes seront primés au terme d'une sélection à travers la province. Et l'Estrie pourra présenter six de ses soixante-quinze candidats. Un jury présidé par Michel Vachon, vice-président au développement des affaires pour l'Estrie de la Fédération des Caisses Desjardins du Québec, choisira les trois professionnels. Les visiteurs quant à eux pourront voter pour leur coup de coeur dans la catégorie relève, et permettront à trois de ces artistes d'être présentés au concours national. "Le quart des coopératives funéraires du Québec sont de la partie, et on espère que de plus en plus de coopératives vont participer", indique M. Roy.
Les visiteurs peuvent admirer les oeuvres des Estriens du dimanche au vendredi jusqu'au 2 mai à la Coopérative funéraire de l'Estrie. L'exposition nationale couronnera ses gagnants le 31 mai.
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20080421/CPTRIBUNE/8042...
14:35 Publié dans La mort dans l'art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, peinture, art, québec
lundi, 21 avril 2008
La stèle funéraire de Pierre Gaulay entre au Musée de Nantes
Ses obsèques le 17 juin 1903 avaient rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Nantes. Le militant socialiste Pierre Gaulay, tué lors d'une manifestation à Nantes, entre enfin dans l'histoire.
La stèle funéraire de Pierre Gaulay, militant libre penseur de 73 ans, tué le14 juin1903 à Nantes lors d'un affrontement entre socialistes et catholiques, a rejoint depuis peu les collections du Musée d'histoire de Nantes, au château des ducs de Bretagne.
« Victime de l'intolérance religieuse »
Réalisée en pierre de Nozay, la stèle est intéressante à plus d'un titre. À elle seule, l'épitaphe gravée dans l'ardoise donne toute sa valeur au monument : « Au citoyen Gaulay - victime de l'intolérance religieuse - 1903 ». Une belle illustration des tensions d'une époque marquée par une série de lois portant sur l'exercice du culte religieux, l'enseignement et les rapports entre l'Église et l'État.
Installée au cimetière de la Miséricorde où Pierre Gaulay avait été inhumé en présence de milliers de personnes, la stèle avait été démontée à la demande de la famille et stockée chez un marbrier de Saint-Herblain, Lerain, à l'Orvasserie. C'est là qu'Eric Lhomeau l'a retrouvée. Ce Nantais, passionné d'histoire, l'avait vue quelque temps auparavant à Miséricorde, alors qu'il faisait des recherches sur la famille nantaise de Jacques Prévert. « Je suis retourné au cimetière cet automne. Et là, stupeur, la tombe avait disparu ». Pugnace, Eric Lhomeau a finalement retrouvé sa trace à Saint-Herblain. Le marbrier l'avait mise de côté car, avait-il alors confié à Presse Océan, « c'est un très beau travail ».
« Une pièce extrêmement précieuse »
Alertée par Eric Lhomeau et Presse Océan, la conservation du château des ducs de Bretagne a pris contact avec la marbrerie, puis avec les descendants de Pierre Gaulay pour savoir s'ils étaient prêts à faire don de la stèle au Musée d'histoire de Nantes. Les mois ont passé, et la famille a dit oui.
Par courrier en date du 14 février, le député-maire de Nantes en a informé Eric Lhomeau, précisant que « cette pièce extrêmement précieuse pour l'histoire de notre ville sera donc versée aux archives du Musée d'histoire de Nantes ».
Dernièrement, des agents municipaux sont venus chercher la stèle à la marbrerie Lerain. Eric Lhomeau l'a appris par hasard. Personne n'ayant songé à le prévenir !
Dominique Bloyet
Presse-Océan
Source : http://www.nantes.maville.com/La-stele-funeraire-de-Pierr...
11:00 Publié dans Patrimoine funéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, musée, nantes, Pierre Gaulay
Des tombes de mafieux très kitsch
"Ces pierres tombales correspondent à une époque de révolution" Andrey Konstantinov, journaliste d'investigation, a écrit un livre sur la mafia russe : "Gangster Petersbourg".
"Je ne pense pas que ce type de tombe luxueuse, dont raffolaient les gangsters et les "Bratki" (vous les appelez les mafieux), soit un phénomène spécifiquement russe. Ils faisaient des tombes similaires en ex-Yougoslavie, en Amérique latine, etc. C'est une tradition ancrée dans des croyances anciennes en une vie après la mort. C'est ce que faisaient les empereurs qui se faisaient enterrer avec leurs esclaves, leurs concubines et leurs guerriers. Les mafieux russes ont donc voulu faire la même chose durant la "grande révolution criminelle" [au début des années 90]. Les proches du défunt allaient jusqu'à enterrer leurs clefs de Mercedes, leurs téléphones portables et des bouteilles de vodkas. Ces pierres tombales correspondent à une époque de révolution. Et comme toute révolution, elle a fait disparaître un monde et en a créé un nouveau. Ce fût comme au mésozoïque. Les animaux de cette époque étaient des géants, mais ils ont rétréci avec le temps. Les premiers animaux ont toujours des tailles monstrueuses.
Au début des années 1990, les gangsters russes portaient de grosses chaînes en or et faisaient de la muscu. Mais ça a disparu aujourd'hui, et il faut avoir beaucoup de chance pour tomber sur l'un de ces spécimens en Russie. (...) Ces monstruosités architecturales [les tombes] symbolisaient la révolution en cours. Mais quand la révolution est terminée, tout retourne à la normale. La laideur disparaît peu à peu. Si l'on regarde les pierres tombales récentes des grands bandits de Vladivostok, on ne peut que reconnaître que ce sont des œuvres d'art (si on oublie ce qu'elles représentent). Ce sont des monuments qui pourraient embellir les squares de nos villes."
Source : http://observers.france24.com/en/content/20080418-tombes-...
06:45 Publié dans Bizarre bizarre vous avez dit bizarre ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, droit, décès, tombe, insolite, cimetière, sépulture


