dimanche, 20 avril 2008
LA REVOLUTION DE LA MORT DES POMPES FUNEBRES AUX SERVICES FUNERAIRES, A. Michaud Nerard
En trois chapitres (la mort moderne, les nouveaux rites des obsèques, le devenir du corps après la mort), l'auteur explore les évolutions intervenues récemment dans notre représentation de la mort, sa place sociale et les rites qui accompagnent le défunt. En effet, dans un passé récent, la prise en charge des funérailles était encore assumée entièrement par les membres de la communauté. Aujourd'hui, les professionnels du funéraire s'occupent matériellement des corps et doivent assumer les aspects psychologiques, voire spirituels, du deuil. En outre, au-delà des règlements, il y a une vraie nécessité de règles propres à cette fonction à édicter, les seules références de notre société se montrant impuissantes lorsqu'il s'agit de comprendre et de gérer les spécificités d'autres religions.
A. Michaud Nerard, LA REVOLUTION DE LA MORT DES POMPES FUNEBRES AUX SERVICES FUNERAIRES, Édition Vuibert, 2007
ISBN : 9782711772391
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CIMETIERES ET OPERATIONS FUNERAIRES, Aubin et Savarit
Extrait de l'avant-propos de Mathieu Touzeil-Divina, Docteur en droit public de l'Université de Paris II Panthéon Assas Membre de l'IDP (Faculté de droit de l'Université de Poitiers) : Sur un chemin, deux croix... L'ouvrage dont Isabelle Savarit-Bourgeois et Emmanuel Aubin nous livrent une quatrième édition est celui, aurait-on dit au XIXe siècle, de véritables «passeurs» ; passeurs en vie nous conduisant et nous expliquant la mort dans ses dimensions juridiques. C'est volontairement que l'opus, rédigé par ces universitaires, est tourné vers la pratique funéraire et le domaine des praticiens, tant privés que publics, des mondes de la Mort. Pour autant, l'indispensable dimension pratique de cet écrit et ce, particulièrement dans cette dernière édition, n'omet en rien les grandes questions théoriques, et parfois même éthiques et philosophiques, que la mort et sa confrontation matérielle engendrent. Sur le fond, toutes les questions nouvelles (et notamment technologiques), toutes les principales (et parfois complexes) problématiques que la mort suscite juridiquement sont exposées de front : les auteurs les abordent et ne les contournent jamais. Ainsi en est-il, en particulier, de leur appréhension du phénomène intercommunal, de la police des funérailles, des problématiques récurrentes posées par l'existence de carrés confessionnels, des questions fiscales et patrimoniales que toute famille et/ou toute commune rencontre inexorablement. Concrètement, les explications des auteurs sont d'autant plus utiles et efficaces qu'elles mettent parfaitement en lumière l'ensemble des institutions et des intervenants publics et privés du monde funéraire alors qu'a priori il est bien complexe de réussir à les distinguer. Pour l'avenir, certaines questions comme celle de la sublimation, des cimetières virtuels et la multiplication du phénomène crématoire sont naturellement exposées à tel point que l'ouvrage mérite pleinement le titre de la collection qui l'héberge : «indispensable». Par ce titre même : Cimetières et opérations funéraires, on aurait presque pu regretter que les auteurs n'aient, peut-être, pas assez envisagé la question des pompes funèbres en tant que service public. Toutefois, et nous ne pouvons ici encore que rejoindre la doctrine des auteurs, peut-on véritablement mentionner l'existence d'un service public alors que, par les législations successives adoptées depuis 1993 et réaffirmées en 2005, les opérations funéraires sont, plus que jamais, abandonnées aux seules lois du marché et de moins en moins à celles de l'intérêt général ? À l'heure où, pourtant, les religions et le rapport de chaque être à la mort semblent regagner l'espace sociétal, la puissance publique, à l'exception de la question domaniale et patrimoniale des cimetières, aurait-elle oublié d'accompagner ses citoyens au dernier souffle ? Et, surtout, est-ce son rôle ?
Aubin et Savarit, CIMETIERES ET OPERATIONS FUNERAIRES, BERGER LEVRAULT, 2007
ISBN : 9782701315751
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jeudi, 17 avril 2008
Damien DUTRIEUX, La commune et la crémation
La crémation en France concerne désormais plus d'un décès sur quatre. Alors que ce nombre ne cesse d'augmenter, les sénateurs ont adopté une proposition de loi destinée à limiter la liberté des familles en matière de destination des cendres. Ce texte n'ayant pas été étudié par l'Assemblée nationale avant les élections législatives, un décret consacré à la destination des cendres a été publié. Bien que le décret n° 2007-328 du 12 mars 2007 relatif à la protection des cendres apporte de sensibles modifications concernant le devenir des cendres des défunts ayant fait l'objet d'une crémation, la volonté du gouvernement a été de choisir une voie médiane entre l'état actuel du droit et la volonté réformatrice initiée par le Sénat en juin 2006.
Damien DUTRIEUX, La commune et la crémation, Territorial Editions, 2007
ISBN : 9782352952947
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lundi, 21 janvier 2008
La mort du loup

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions, sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois ni la plaine
Ne poussaient un soupir dans les airs; seulement
La girouette en deuil criait au firmament;
Car le vent, élevé bien au-dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque, baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; bientôt,
Lui que jamais ici l'on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions, pas à pas, en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse,
Mais les enfants du Loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa Louve reposait comme celle de marbre
Qu'adoraient les Romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
II
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils, qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre; et, comme je le crois,
Sans ses deux Louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.
III
Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux !
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
- Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au cœur !
Il disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »
Alfred de Vigny
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vendredi, 11 janvier 2008
La mort d'Émile Verhaeren

Le cadavre de ma raison
Traîne sur la Tamise.
Des ponts de bronze, où les wagons
Entrechoquent d'interminables bruits de gonds
Et des voiles de bateaux sombres
Laissent sur elle, choir leurs ombres,
Sans qu'une aiguille, à son cadran, ne bouge,
Un grand beffroi masqué de rouge
La regarde, comme quelqu'un
Immensément de triste et de défunt.
Elle est morte de trop savoir,
De trop vouloir sculpter la cause,
Dans le socle de granit noir,
De chaque être et de chaque chose,
Elle est morte, atrocement,
D'un savant empoisonnement,
Elle est morte aussi d'un délire
Vers un absurde et rouge empire
Ses nerfs ont éclaté,
Tel soir illuminé de fête,
Qu'elle sentait déjà le triomphe flotter
Comme des aigles, sur sa tête.
Elle est morte n'en pouvant plus,
L'ardeur et les vouloirs moulus,
Et c'est elle qui s'est tuée,
Infiniment exténuée.
Au long des funèbres murailles,
Au long des usines de fer
Dont les marteaux tannent l'éclair,
Elle se traîne aux funérailles.
Ce sont des quais et des casernes,
Des quais toujours et leurs lanternes,
Immobiles et lentes filandières
Des ors obscurs de leurs lumières
Ce sont des tristesses de pierres,
Maison de briques, donjon en noir
Dont les vitres, mornes paupières,
S'ouvrent dans le brouillard du soir ;
Ce sont de grands chantiers d'affolement,
Pleins de barques démantelées
Et de vergues écartelées
Sur un ciel de crucifiement.
En sa robe de joyaux morts, que solennise
L'heure de pourpre à l'horizon,
Le cadavre de ma raison
Traîne sur la Tamise.
Elle s'en va vers les hasards
Au fond de l'ombre et des brouillards,
Au long bruit sourd des tocsins lourds,
Cassant leur aile, au coin des tours.
Derrière elle, laissant inassouvie
La ville immense de la vie;
Elle s'en va vers l'inconnu noir
Dormir en des tombeaux de soir.
Là-bas où les vagues lentes et fortes,
Ouvrant leurs trous illimités,
Engloutissent à toute éternité
Les mortes.
Émile Verhaeren
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lundi, 02 juillet 2007
La mort des artistes
Combien faut-il de fois secouer mes grelots
Et baiser ton front bas, morne caricature?
Pour piquer dans le but, de mystique nature,
Combien, ô mon carquois, perdre de javelots?
Nous userons notre âme en de subtils complots,
Et nous démolirons mainte lourde armature,
Avant de contempler la grande Créature
Dont l'infernal désir nous remplit de sanglots!
Il en est qui jamais n'ont connu leur Idole,
Et ces sculpteurs damnés et marqués d'un affront,
Qui vont se martelant la poitrine et le front,
N'ont qu'un espoir, étrange et sombre Capitole!
C'est que la Mort, planant comme un soleil nouveau,
Fera s'épanouir les fleurs de leur cerveau!
Charles Baudelaire
06:40 Publié dans Le coin du bouquiniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, art, charles baudelaire, poésie
vendredi, 22 juin 2007
La mort des pauvres de Charles Baudelaire
C'est la Mort qui console, hélas! et qui fait vivre;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le cœur de marcher jusqu'au soir;
A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir;
C'est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques
Le sommeil et le don des rêves extatiques,
Et qui refait le lit des gens pauvres et nus;
C'est la gloire des Dieux, c'est le grenier mystique,
C'est la bourse du pauvre et sa patrie antique,
C'est le portique ouvert sur les Cieux inconnus!
Charles Baudelaire
06:35 Publié dans Le coin du bouquiniste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mort, art, charles baudelaire, poésie
mardi, 12 juin 2007
La mort des amants de Charles Baudelaire
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.
Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.
Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux;
Et plus tard un ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
Charles Baudelaire
06:35 Publié dans Le coin du bouquiniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, art, charles baudelaire, poésie
samedi, 02 juin 2007
Le squelette laboureur de Charles Baudelaire
I
Dans les planches d'anatomie
Qui traînent sur ces quais poudreux
Où maint livre cadavéreux
Dort comme une antique momie,
Dessins auxquels la gravité
Et le savoir d'un vieil artiste,
Bien que le sujet en soit triste,
Ont communiqué la Beauté,
On voit, ce qui rend plus complètes
Ces mystérieuses horreurs,
Bêchant comme des laboureurs,
Des Écorchés et des Squelettes.
II
De ce terrain que vous fouillez,
Manants résignés et funèbres,
De tout l'effort de vos vertèbres,
Ou de vos muscles dépouillés,
Dites, quelle moisson étrange,
Forçats arrachés au charnier,
Tirez-vous, et de quel fermier
Avez-vous à remplir la grange ?
Voulez-vous (d'un destin trop dur
Épouvantable et clair emblème!)
Montrer que dans la fosse même
Le sommeil promis n'est pas sûr;
Qu'envers nous le Néant est traître ;
Que tout, même la Mort, nous ment,
Et que sempiternellement,
Hélas ! il nous faudra peut-être
Dans quelque pays inconnu
Écorcher la terre revêche
Et pousser une lourde bêche
Sous notre pied sanglant et nu?
Charles Baudelaire
05:30 Publié dans Le coin du bouquiniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, art, charles baudelaire
mardi, 22 mai 2007
Trompe-la-mort de Georges Brassens
Avec cette neige à foison
Qui coiffe, coiffe ma toison
On peut me croire à vue de nez
Blanchi sous le harnais
Eh bien, Mesdames et Messieurs
C'est rien que de la poudre aux yeux
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
C'est pour tenter de couper court
A l'avance du temps qui court
De persuader ce vieux goujat
Que tout le mal est fait déjà
Mais dessous la perruque j'ai
Mes vrais cheveux couleur de jais
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux
Et si j'ai l'air moins guilleret
Moins solide sur mes jarrets
Si je chemine avec lenteur
D'un train de sénateur
N'allez pas dire "Il est perclus"
N'allez pas dire "Il n'en peut plus"
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
Histoire d'endormir le temps
Calculateur impénitent
De tout brouiller, tout embrouiller
Dans le fatidique sablier
En fait, à l'envers du décor
Comme à vingt ans, je trotte encore
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux
Et si mon cœur bat moins souvent
Et moins vite qu'auparavant
Si je chasse avec moins de zèle
Les gentes demoiselles
Pensez pas que je sois blasé
De leurs caresses, leurs baisers
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
Pour convaincre le temps berné
Qu'mes fêtes galantes sont terminées
Que je me retire en coulisse
Que je n'entrerai plus en lice
Mais je reste un sacré gaillard
Toujours actif, toujours paillard
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux
Et si jamais au cimetière
Un de ces quatre, on porte en terre
Me ressemblant à s'y tromper
Un genre de macchabée
N'allez pas noyer le souffleur
En lâchant la bonde à vos pleurs
Ce sera rien que comédie
Rien que fausse sortie
Et puis, coup de théâtre, quand
Le temps aura levé le camp
Estimant que la farce est jouée
Moi tout heureux, tout enjoué
J'm'exhumerai du caveau
Pour saluer sous les bravos
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux
06:20 Publié dans Le coin du bouquiniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, citation, brassens
Contre la suppression de l'examen pratique du Diplôme National de...

